20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 07:49

Après une belle navigation de nuit, aidée du moteur malheureusement, nous retrouvons avec plaisir la baie de Bequia où nous commençons à avoir nos petites habitudes. Bequia est la porte d’entrée des grenadines de Saint-Vincent et nous devons y faire les formalités de douane et d’immigration (clearance). Pour la modique somme de 300 EC$ (100€), un douanier tiré à quatre épingles signe consciencieusement de son écriture en pattes de mouche sortie d’une autre époque les 3 exemplaires carbone du formulaire.

Une fois les formalités de douane éxécutées, il faut passer au guichet voisin de l’immigration où une fonctionnaire non moins stricte tamponne non moins consciencieusement les passeports de chaque membre de l’équipage. Zut, son encreur est à sec, elle part à la recherche de l’encre adéquate et après moulte essais pour être sûre d’avoir exactement la même teinte, elle tamponne enfin le dernier passeport.

Le tout a pris une bonne heure, on n’ose imaginer les mêmes formalités en haute saison, quand les cohortes de charters déferlent à Bequia en route vers les Tobago Cays. On mesure ici tous les bienfaits de la libre circulation en Europe…

Bon Bequia c’est bien joli, mais on commence à en avoir fait le tour. De plus les enfants se plaignent de se faire piquer par des méduses aussi je propose de changer d’air et d’aller voir si l’eau est moins piquante à Petit Nevis où je compte mouiller pour la nuit. Mal nous en prendra !

La route n’est pas longue, 6.5MN au moteur, mais elle nous prendra deux bonnes heures…

En effet on décide de mettre les lignes à l’eau, on va peut-être enfin pêcher quelque chose ? Emmanuel repère un tas d’oiseaux qui pêchent, on se détourne, et là on tombe sur une orgie de dauphins et d’espèces de canards sauvages qui s’en mettent plein la panse, on veut participer au festin ! ça mord !! je remonte ma ligne, tendue comme une lycéenne un matin de bac de philo, ça y est je vois ma proie qui se débat à la surface. Tiens c’est marrant Emmanuel aussi a une touche. On mouline tous les deux à qui mieux mieux pour finalement s’apercevoir qu’on s’est pêché l’un l’autre !

On démêle, on coupe, on remet les bas de ligne en place et c’est reparti. 10mn plus tard, rebelote et même punition. Ce coup là on abandonne, tant pis ce soir ce sera quiche lorraine et tarte aux poireaux… On remonte nos lignes sous l’œil goguenard des dauphins.

Petit Nevis est un ancien repère de baleiniers. Les installations ont été abandonnées quelques années plus tôt et nous laissent un sentiment un peu lugubre vu du bateau. On est seul au mouillage, on laisse filer une bonne longueur de chaîne, la tenue des fond étant incertaine. Ensuite tout le monde à l’eau pour une baignade bien méritée. Déception, il n’y a rien à voir ici, c’est le désert. Tant pis, on se remonte le moral avec un bon apéro et au dodo.

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commentaires

L
<br /> Rien à voir ! ... mais les dauphins ... navigateurs déjà blasés ! ... une orgie de dauphins ... on va voir des photos, j'espère, en attendant la pêche miraculeuse !<br /> <br /> <br />
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