Bonne connexion à Bequia, j’en profite pour mettre le blog à jour. On traîne, on a du mal à décoller… Enfin vers 11H00 on part à terre pour faire la Clearance de sortie et un peu d’avitaillement en produits frais.
Je n’ai plus de liste d’équipage photocopiée, il faut que je la refasse à la main, c’est un peu fastidieux….même si la climatisation du bureau des douanes est la bienvenue. Ouf c’est gratuit, on s’attendait à se faire replumer à la sortie ! Tiens c’est marrant, le douanier note 10H30 sur les formulaires, aurait-on un problème d’heure ? Après vérification, l’ordi du bord avait effectivement une heure d’avance, on comprend mieux pourquoi on avait du mal à décoller le matin, ça fait 10 jours qu’on était décallé d’une heure !!
Retour au bateau, plif plaf plouf, ensuite on mange et départ pour Saint Vincent, 25MN plus au nord.
La navigation est parfaite, la mer est lisse sous le vent des îles, le vent est assez régulier, Camille glisse à 8 nœuds, les enfants profitent du trampoline.
Là, gros changement de décors. On a choisi la « Chateaubelair Bay » pour mouiller, c’est pas dur à trouver, c’est juste au dessus de la « Petit Bordel Bay ». On sent l’influence française ! C’est ça qui est marrant dans toutes ces îles, disputées entre les Anglais et les Français pendant des siècles. La moitié des noms sont anglais, l’autre moitié français.
Bref, revenons-en à Chateaubelair Bay. Ici, pas de plaisance, juste des villageois et la misère qu’on ressent jusque dans le décors. Tout est sombre ici, la mer est noire, le sable est noir, l’ambiance est un peu lugubre. On est pas très à l’aise au moment de mouiller, on a entendu parler d’insécurité à Saint Vincent et on est le seul bateau de plaisance. Finalement on s’éloigne un peu du village et on mouille devant une superbe cocoteraie.
L’ancre à peine posée au fond, on voit une étrange embarcation se diriger vers nous. Un petit garçon, ou un adolescent, assis sur l’eau, s’approche de nous à petits coups de pagaies. Quand il est suffisamment près, on constate qu’il est assis sur une espèce de pirogue taillée dans un bout de bois (cf photos).
Il nous demande si on a besoin de quelque chose, si on veut lui donner nos poubelles pour qu’il les ramène à terre, etc. Il nous observe tranquillement, il s’exprime très poliment et de manière très posée, ça change des boat boys qui nous agressent dès qu’on arrive dans un mouillage. Finalement il repartira avec un sac poubelle et un billet de 5 EC$, bref raccourci du choc des cultures.
Entre-temps, d’autres voiliers sont venus nous rejoindre au mouillage (l’effet de masse ?). les embarcations des pêcheurs locaux sillonnent la baie dans tous les sens, ils nous saluent gaiement au passage. Finalement on se sent plutôt bien ici !
Juste avant la nuit, on part en annexe pour notre désormais traditionnelle partie de pêche du soir. Mais ça Adélie vous le racontera mieux que moi…
Demain direction Sainte-Lucie et l’anse des deux Pitons. On va essayer de zapper la clearance…