C’est Laurine, qui vous parle de Bequia. Je suis arrivée en Martinique samedi à 15h30 HL (21h30 en France), accueillie à l’aéroport par un papa bronzé et sifflotant. Premières impressions, la chaleur est étouffante et l’air très humide. Enfin du dépaysement. J’ai rejoins la petite troupe au Marin, dans une maison dont ils profitaient déjà depuis une semaine. Surprise ! Le cousin Charles-A, fraîchement muté à Fort-de-France, débarque dans son nouveau 4*4. Sensation étrange de retrouver tout le monde à l’autre bout du monde ! La vue de la terrasse (et accessoirement de la piscine !) est magnifique.
Tout est verdoyant, les maisons sont à flanc de colline. Le relief est impressionnant par ici. Après 2 jours dans la maison, time to go : on remballe tout, les hommes vont faire les courses gargantuesques nécessaires à nos trois semaines de périple.
Je découvre le bateau, c’est gros, c’est grand, une vraie maison. Il y a l’eau courante et potable, des douches dans les cabines, le luxe quoi !
On part le soir même pour Ste Anne, un mouillage à 1/2h de nav du Marin. C’est bon, ça flotte, ouf ! Je goûte au bonheur de me baigner, là, dans la mer des Antilles. Ca change de la Bretagne !
Lendemain matin : on part avec Ghislain faire la clearance, formalité de passage d’un pays à un autre. Et c’est parti direction Sainte Lucie, l’île au sud de la Martinique.
Sur l’eau, les paysages sont magnifiques, on longe les côtes qui alterne falaises à pic et villages au creux des collines. De loin, les maisons colorées semblent empilées les unes sur les autres.

Je me familiarise avec la navigation moderne, pas de carte maritime papier, la route se fait sur MaxSea, un logiciel informatique, et la nav est en pilotage automatique. C’est vrai que c’est idéal pour une navigation en famille, les petites sont aux anges, mais pour les sensations, il faut oublier. Il n’y a qu’à appuyer sur un bouton pour changer de cap. Bon, on hisse quand même la grand voile manuellement (ah bon ya pas de bouton ?). N’empêche que MaxSea, c’est bien pratique, c’est une carte maritime du monde entier, plus besoin de trier, sortir les 15 cartes nécéssaires, de faire le point toutes les 1/2h, là il n’y a qu’à zoomer et dézoomer, tracer la route au curseur et regarder ce qu’on a à faire. C’est toute de même assez déroutant au début, avec mes habitudes de « nav à l’ancienne » ! C’est quand même très agréable d’être sur l’eau, au final, la nav à l’ancienne ne me manque pas.
Quelque milles nautiques plus tard, on s’amarre à une bouée au large de la « ville » de Soufrière. Stéphane négocie une visite des sources d’eau chaudes de l’île avec un boat boy.
C’est toute une organisation, le boat boy accoste les plaisanciers, leur propose des visites et négocie les prix, puis un taxi boy prend le relais, pour finir par le guide sur place. Ils se connaissent tous. Je trouve ça très bien fait, ils sont accueillants, souriants, très gentils. Le taxi boy fait ça depuis une vingtaine d’année maintenant, il me dit qu’il adore son job, qu’il rencontre des gens différents, de toutes les nationalités. Tu m’étonnes…

(à suivre...)