Ce matin on retrouve Georges qui est venu chercher son cahier sur lequel nous avons écrit un petit mot et les filles fait quelques dessins, Emmanuel lui donne son opinel, je lui donne quelques ameçons. On remplit un grand sac avec des provisions : pâtes, riz, chips, jus de fruits, lait, pains au lait, confiture, de quoi faire le bonheur de toute la famille pour quelques jours.
On ramène Georges à la plage, juste devant sa maison. On se dit au revoir le cœur serré, c’était vraiment une belle rencontre. Je promets de repasser avec les pièces pour réparer son annexe même si je sais que ce sera difficile.
Ensuite on lève l’ancre et on passe avec le bateau très près de la plage pour saluer une dernière fois la petite tribu, toute la famille est là pour nous dire au revoir, Emmanuel souffle dans la corne de brune, c’est émouvant.
Cap sur Sainte-Lucie, direction l’anse des deux pitons.
Dès qu’on passe le cap je sais plus quoi (on commence à confondre à force…), une belle brise pousse notre fier vaisseau vers l’île majestueuse de Sainte-Lucie. (ça mérite le goncourt ça, non ?)
Tout le monde reprend ses activités de navigation, à savoir sieste avec sa lapinette pour Céleste, lecture pour les uns et Nintendo DS pour les autres.

Quant à moi je ne baisse pas les bras, je remets mes lignes à l’eau en espérant enfin attraper une belle pièce. Mais bon, à 9Nds, ce n’est vraiment pas évident !
On va tellement vite qu’on est en avance sur notre horaire, on décide donc de pousser un peu plus loin jusqu’à Marigot Bay qu’on ne connaît pas et qui, paraît-il vaut le détour.
La mer s’est bien calmé depuis qu’on est sous le vent de Sainte-Lucie et tout le monde reprend une activité « normale ». Lecture dans le trampoline ou dans le cockpit pour les uns, toujours Nintendo DS pour les autres et réglages aux petits oignons pour le capitaine pour qui un 10ème de nœud est un 10ème de nœud… le tout entrecoupé de jeux des 7 familles entre Céleste et Emmanuel ou d’un pique-nique sur le pouce pour tout le monde (Virginie est ressortie du carré un peu verte après l’avoir préparé…)
Soudain branle-bas de combat, la canne à pêche babord défile à toute vitesse. C’est au moins un thon de 30 kg !! Je fait 6 fois +10 pour loffer un max et ralentir le bateau (les initiés comprendront, pour les autres voir le guide des glénans…), Emmanuel largue le chariot d’écoute de GV en grand (les initiés…), et je me bats avec ma canne à pêche pour remonter le monstre. Ça y est, on le voit, c’est vraiment une belle pièce. Bon vu de plus près, c’est au moins une bonite de 750g, ça vaut quand même le coup de mouliner… jusqu’à ce que la bonite décide d’aller voir ailleurs si les pêcheurs ont une meilleure tête et nous laisse dépités pour la nième fois. Elle s’est décrochée…
La fin du parcours est paisible, l’eau est maintenant lisse comme sur le lac léman et nous finissons au moteur cette belle journée de navigation.
Nous mouillons à l’entrée de Marigot bay dans 2,5m d’eau, les criquets s’en donne à cœur joie, le paysage est magnifique. Quel contraste avec Chateaubelair : Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté (ok, c’est pas de moi ça…).
Bon, il est 22H25, je suis fatigué, je vais donc m’arrêter là. Pour plus de détails sur Marigots Bay, faites une recherche sur internet !!
Bises.
