Encore une nuit difficile avec Céleste qui pleure à 1 heure parce qu’elle a perdu sa lapinette, une fois consolée elle se rendort illico mais pour moi c’est une autre paire de manches ! En plus le mouillage est assez agité, on sera plus vigilant pour le prochain à Union. J’arrive enfin à trouver le sommeil vers 5H et je m’accorde une bonne grasse matinée jusqu’à 7H, ce qui est tard ici ! Virginie est déjà réveillée, il faut dire qu’elle a choisi de dormir dehors, sa nuit précédente ayant été très très courte. Apparemment c’était mieux dehors…
Chacun se lève ensuite à son rythme et rejoint la table du petit déjeuner. Christine et les garçons s'offre une dernière plongée avec les tortues, Hervé bouquine, les filles jouent et moi je mets le blog à jour, je profite que le WIFI marche bien ce matin, au milieu de nul part !
On met ensuite le moteur vers Union, on ne va quand même pas se fatiguer à hisser les voiles pour 4,5 MN ! En plus on en profite pour faire tourner le dessal.
L’arrivée à Union est un peu mouvementée, le mouillage ne tient pas. On se frite avec un bateau-poubelle allemand qui trouve qu’on est trop près d’eux et qui nous apostrophe en arguant que son bateau en acier est plus costaud que le notre et qu’on va avoir des ennuis.
On relève l’ancre, on avance de 200m jusqu’à s’échouer, moteurs arrière toute, on remouille,mais ça ne tient toujours pas, je constate en plongeant que l’ancre dérape sur le fond coralien. Finalement on va s’ammarer sur une bouée contre 40 EC$, on a envie de dormir tranquille !
Il est déjà 16H00 quand la petite tribu peut enfin descendre à terre visiter le village et se dégourdir les jambes. Les sorties à terre sont très appréciées par tout le monde, le bateau a beau être spacieux, on est quand même un peu les uns sur les autres à 10 et ça fait du bien d'avoir un peu plus d'espace de liberté.
Moi je reste sur le bateau avec Léo et Lucas, je dois rattraper tout le retard accumulé pour la mise à jour du blog faute de connexion les jours précédents. Ici à Union ça marche super bien, presque "comme à la maison" !
Le soir tout le monde accuse un peu le coup de la fatigue, on a même pas envie d'un petit apéro ! Virginie a quand même le courage de faire le pain quotidien et une première tournée de yaourts car le frigo commence à se vider !
Plus tard dans la soirée, un grain fait s’approcher dangereusement les bateaux les uns des autres, on est à moins de 20m de nos voisins… la tension monte.En plus, un cata arrive en pleine nuit, il nous frôle et part mouiller exactement où on avait dérapé ! On entend son ancre descendre (la chaine fait du boucan quand elle file sur le guindeau...) puis remonter, nouvelle manoeuvre pour aller finalement mouiller un peu plus loin. On va pouvoir décompresser...